Notre histoire

L’histoire du syndicat CGT Cofiroute suit de près l’évolution de l’entreprise elle-même, créée en 1970 pour construire et exploiter le réseau autoroutier privé en France (principalement les réseaux A10, A11 et le duplex A86).

Voici les grandes étapes qui ont marqué l'ancrage de la CGT au sein de cette entreprise :

1. Les années 1970-1980 : Implantation et conquêtes sociales

Dès les premiers kilomètres d'autoroute ouverts par Cofiroute, la CGT s'organise pour défendre une main-d'œuvre alors très dispersée sur le réseau (personnel de péage, ouvriers autoroutiers, agents de viabilité). Le syndicat se bat pour l'harmonisation des conditions de travail, la sécurité sur les voies (un enjeu majeur face au trafic grandissant) et la création de véritables grilles de salaires.

2. Les années 1990 : La lutte contre la précarité

Cette période est marquée par le recours massif aux contrats d'engagés (saisonniers, étudiants) pour gérer les pics de trafic estivaux dans les gares de péage. La CGT Cofiroute mène alors plusieurs conflits sociaux d'ampleur pour exiger la requalification de ces contrats précaires en CDI et dénoncer des cadences de travail de plus en plus lourdes.

3. Les années 2000-2010 : Le virage technologique et la privatisation

L'histoire récente du syndicat est profondément marquée par deux bouleversements :

  • L'intégration au groupe VINCI (qui devient actionnaire à 100% en 2006), entraînant une logique financière plus stricte face à laquelle la CGT s'érige en contre-pouvoir.

  • L'automatisation du péage (télépéage, bornes automatiques). Face à la suppression progressive des emplois de receveurs (les "ébonniers"), la CGT axe ses revendications sur le reclassement du personnel, la formation professionnelle et le maintien du pouvoir d'achat face aux restructurations.

Aujourd'hui

Aujourd'hui, le syndicat CGT Cofiroute reste un acteur clé du dialogue social dans l'entreprise. Ses combats se concentrent sur la préservation des conditions de travail face aux nouvelles technologies (comme le déploiement du "flux libre", les barrières de péage sans arrêt), la reconnaissance de la pénibilité des métiers de l'autoroute et la défense du service public de l'infrastructure, même sous gestion privée.